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Courts-Métrages aux RVCQ

Les Rendez-vous du cinéma québécois a pris fin. Touki Montréal a sélectionné quelques un des courts métrages présentés. La neige cache l’ombre des figuiers de Samer Najari a recu le prix COOP VIDÉO et le prix AQCC du meilleur court/moyen métrage de fiction.

L’alchimiste

Réalisatrice : Chloé Germain-Thérien

Dans un faubourg de Dakar, Ibrahima Niang transforme des vieux métaux en minis baobabs, arbres sacrés dans certaine région. L’alchimiste, dixième documentaire de Chloé Germain-Thérien, dresse un portrait bon enfant de ce sculpteur de bronze habité par la passion de l’art. « J’aime mon travail et mon travail m’aime, exprime Ibrahima Niang. Actuellement je n’ai rien. Rien rien de plus. Même à manger, je vais demander les gens de me donner. » Nullement accablé par son sort, le sculpteur garde le sourire.

Tourné en 2005, L’alchimiste est un documentaire léger et presque réconfortant, un peu à l’image de son sujet. Animé d’une douce persévérance, Ibrahima Niang partage son savoir d’artiste ainsi que des points de vue savoureusement optimistes concernant son avenir et celui de son pays.

Pour voir le documentaire : http://ibrahimaniang.wordpress.com/

La neige cache l’ombre des figuiers

(Ou le jour où Sacha nous suivit à cheval)

Réalisateur : Samer Najari

À l’image du titre, La neige cache l’ombre des figuiers est d’une fascinante absurdité. Pure fiction sur fond de pseudo-documentaire, le court-métrage de Samer Najari présente la réalité de six immigrants distributeurs de tracts publicitaires. Nostalgiques, puis colériques, ils se lancent des répliques à vif dans l’exiguïté d’une camionnette congelée par le froid cinglant de l’hiver québécois. Le caractère excessif des personnages crée un environnement humoristique certain. Constat général des personnages : la neige n’est pas si romantique qu’elle peut le paraître de loin, mais les bonhommes de neige gonflables peuvent présenter un attrait.

C’est en Sacha, jeune Russe peu loquace, et en son cheval, que réside toute l’absurdité du scénario. Son parcours et son histoire se placent dans un contexte qui ne se rapporte pas à celui des autres personnages. Tel un personnage de conte, porté par la coïncidence, il flotte dans le court-métrage comme un être imaginaire. L’effet est très réussi et donne une couleur particulière au film, flamboyante.

« C’était mon premier travail dans ce pays. Rien d’extraordinaire. Apart le froid et ce cheval, qui m’intriguait », résume le narrateur du film.

Pour voir quelques extraits : La neige cache l’ombre des figuiers

Demain peut-être

Réalisatrice : Halima Elkhatabi

Avant la présentation de son court-métrage, Halima Elktahabi précise que Demain peut-être a été réalisé dans le cadre d’une formation de l’INIS. L’exercice consistait à écrire une histoire personnelle, puis de la mettre en images à l’aide d’images d’archives de l’ONF.

Demain peut-être est l’histoire d’un processus de deuil bien entamé. S’adressant directement à son parent décédé de façon prématurée, la narratrice voyage par les images à travers l’espace. Beaucoup de paysages, une nature expressive et un mouvement constant expriment une paix intérieure. Un court-métrage sobre, fluide et humain.

Par Christine Berger

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