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Médecins sans résidence

Dans la foulée de la Journée pour l’élimination de la discrimination raciale du 21 mars, l’Office national du film du Canada (ONF) consacre une série sur une réalité malheureuse : la discrimination raciale en milieu de travail. Après Jade, une comédie satirique, l’ONF s’attaque à la question des médecins étrangers avec Médecins sans résidence.

Pendant deux semaines, les internautes canadiens et du monde entier pourront plonger au cœur d’un problème particulièrement viscéral qui touche la société d’ici : La question des médecins formés à l’étranger qui n’arrivent pas à exercer au Canada.

Avec ce court métrage d’une série de 10, La tête de l’emploi, un projet en ligne de l’ONF décrypte comment des médecins à priori qualifiés sont bloqués aux portes des hôpitaux et des urgences.

Une des voix off du film a étudié dans son pays avant de pratiquer pendant dix ans en France. Bien qu’elle ait réussi à tous les examens, elle n’arrive toujours pas à décrocher le précieux sésame : une résidence dans un hôpital.

Est-ce qu’un médecin français ou togolais est inférieur à un autre de Sherbrooke ? Est-ce qu’une diarrhée ou une dépression diffère selon qu’on soit à  Niamey ou à Kyoto ? À priori non. Pourtant les faits sont là : 60% des médecins étrangers ont été refusé en résidence en 2009 et dans la même année,  94 postes de résidence sont restés vacants.

Paradoxalement, « Les régions de l’Est-du-Québec et de la Côte-Nord auraient besoin d’au moins 90 médecins de famille pour répondre aux besoins des 400 000 personnes qui y vivent. » No comment.

Malgré les explications et les précisions -peut-être de bonne foi- du collège des médecins, il faut admettre qu’il y a un problème. C’est en tout cas ce qu’explique Fo Niemi, directeur du Centre de recherche-Action sur les relations raciales.

Réalisé par Tetchena Bellange, Médecins sans résidence , ce court métrage documentaire a le mérite de rappeler les faits et les enjeux de la situation. Plus qu’une sensibilisation, ces médecins ont sans doute besoin de solutions, notamment du politique afin de retrouver un stéthoscope et une blouse à leur taille.

Si vous voulez voir le court métrage :

Pour (re)voir Jade, une comédie satirique sur le racisme en milieu de travail…

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Un commentaire
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  1. Bonjour,
    je suis un medecin forme a l’exterieur du Canada, j’ai deja fini ma residence ici.
    je suis d’accord que le processus de selection est tres tres dur! MAIS avant de commencer la residence je pensais aussi que chez nous il y a de cancer..infarctus etc,
    apres trois ans de formation ici je sais la verite: a l’etranger nous sommes loin de la verite!, ici ca se fait de la medecine, une autre medecine, et le sisteme est tres different.
    Sans une formation ici je n’aurais jamais pu pratiquer ici! meme si, a la premiere vue, oui oui c’est facile, la meme chose, meme corps humain!!!!!!
    NON!!! c’est beaucoup plus difficile que nous tous pensons a l’arrivee au Canada!
    si vous ne reussirez pas, vous ne devez pas regreter, c’est tres difficile! la vie nous offre des alternatives…
    tout ce qu’ils font est de nous tester la tolerance au stres de perdre…

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