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The Lion King s’installe à Montréal

Sorti au cinéma en 1994, le phénomène The Lion King n’a cessé depuis de bercer de multiples générations. Depuis le 8 août et jusqu’au 4 septembre prochain, la comédie musicale s’installe à Montréal, à la salle Wilfrid Pelletier de la Place des Arts. L’occasion pour les admirateurs de replonger dans les aventures de Simba. Touki Montréal y était.

Autant se le dire tout de suite, la première scène de la comédie musicale de Broadway est à l’image de la ville de New York, grandiose et impressionnante. La metteure en scène, Julie Taymor, a eu la brillante idée de marquer le coup dès l’entrée.

Dans un décor à peine visible, notamment à cause d’un brouillard caractéristique de certains coins du vieux continent, un chant sud-africain résonne. Un premier chasseur, qui n’est autre que le chaman Rafiki (Buyi Zama) apparaît dans le rocher des lions. D’autres surgissent dans la salle, ici et là.

C’est alors que peu à peu, la savane prend forme. Deux girafes qu’on aurait dites palpables font leur entrée, suivie d’une panthère, de trois zèbres, un rhinocéros, un éléphant, et ainsi de suite, jusqu’à ce que la jungle ne soit plus qu’une réalité sur la scène.

Musapha, le roi de la forêt et sa femme y trône, tout comme Simba, le nouveau-né. C’est alors que tout commence, sous les applaudissements bien nourris et le regard médusé et contemplateur d’un public qui s’était donné le mot pour assister à cette métamorphose, loin du petit écran.

Les lionnes - Courtoisie : Evenko

Avec plus de 40 comédiens et danseurs, près 230 marionnettes, The Lion King sera sans aucun doute l’électrochoc de cette dernière ligne droite de l’été 2011 dans la métropole. Et pour cause, le spectacle reste l’un des plus gros succès de Broadway depuis près de dix ans.

John Sefaniuk, directeur de la production et son équipe n’ont lésiné sur aucun détail pour s’assurer que le spectacle reste aussi longtemps que possible dans l’esprit du spectateur.

Aussi bien dans les costumes et les accessoires (il faut le voir pour le croire), que dans le décor, les interactions avec le public ou dans la direction musicale, le souci de la justesse et de la perfection sont palpables!

Les amoureux de la musique en tout genre seront aussi comblés. Outre les deux percussionnistes aux deux extrémités de la scène et qui touchent à presque tous les instruments, à un orchestre invisible qui régale sous la direction de Rick Snyder, certains comédiens choisis sur mesure détonnent, aussi bien sur les airs du fameux Hakuna Matata que de la BO d’Elton John.

Côté prestation, en plus du chaman et sage babouin Rafiki interprété par la comédienne sud-africaine Buyi Zama, les jeunes Simba et Nala, le comique oiseau calao Zazu (Mark David Kaplan) ainsi que les intrépides Timon et Pumba (Nick Cordileone et Ben Lipitz) ressortent du lot. Mention spéciale également aux trois méchantes hyènes jouées par Omari Tau (Banzai), Monica L. Patton (Shenzi) et Ben Roseberry (Ed).

Pour les sceptiques qui se demanderont si l’univers du spectacle The Lion King n’est pas rempli de préjugés et autres grossièretés sur l’Afrique, assez paradoxalement, les auteurs qui l’ont adapté n’en ont pas trop fait. Seul un simulacre de quelques mots dans une langue interpelle. Mais encore là, Rafiki a tout de suite rassuré le public dans un français impeccable : « Vous avez compris? », a-t-elle lancé.

Par ailleurs, les férues de versions originales seront comblées. Le spectacle est entièrement joué dans la langue de Shakespeare. En revanche, deux écrans permettent d’avoir une traduction simultanée en français.

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