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L’Amante du rif de Narjiss Nejjar

Narjiss Nejjar, réalisatrice et scénariste marocaine, dévoile son sixième film, l’Amante du Rif, sélectionné au Festival de cinéma Vues d’Afrique 2012. À l’écran deux parcours féminins passionnants : celle d’une mère aimante et protectrice protégeant courageusement l’honneur de sa famille, et celle de sa fille âgée de vingt ans, en quête de liberté et d’amour.

C’est dans la fascinante ville bleutée de Chefchaouen, au nord du Maroc, qu’Aya, éblouissante jeune femme à la peau mordorée, jouée par l’actrice Nadia Kounda, chantonne innocemment avec son amie Radia, la célèbre aria de Carmen (L’amour est un oiseau rebelle).

Derrière leurs robes colorées et leurs rires espiègles résonnant dans les ruelles colorées, se cache le désir profond et violent d’échapper à un destin déjà tracé par la gardienne de la tradition, la mère d’Aya, interprétée par Nadia Niazi.

Aya refuse le mariage arrangé avec un cousin. Et à la virginité, gage de respectabilité, la jeune femme préfère l’amour passionnel et physique avec un trafiquant de kif, « le Baron ».

Avec l’Amante du Rif et le personnage d’Aya, Narjiss Nejjar pose la question du prix de la liberté. Que vaut-elle? Qu’est-on prêt à sacrifier pour elle? Aya, obstinée et forte de sa jeunesse insolente, paiera le lourd tribut d’avoir voulu contrer les plans qui lui ont été d’avance dessinés.

« Moune, reviens. Dis-leur que je ne voulais pas marcher sur une ligne droite, le dos courbé. Dis-leur que j’avais envie de voir le ciel en entier et pas ce bout froissé qu’ils voulaient m’offrir. Dis-leur que je voulais courir au milieu des vagues, au milieu des champs, au milieu des gens. Dis-leur que j’avais envie de soleil, de robes à volant, de musique. Dis-leur que je ne voulais pas rêver les yeux bandés. Dis-leur qu’on ne remplace pas une prison par une autre. Dis-leur que j’avais vingt ans et que j’avais juste envie d’aimer »

L’Amante du Rif est une adaptation du roman de Noufissa Sbaï, paru en 2004 aux éditions « Eddif ».

La cinéaste Narjiss Nejjar n’en est pas à son premier film, bien au contraire. Un de ses derniers films, Terminus des anges (coréalisé avec Mohamed Mouftakir et Hicham Lasri), était en compétition au Festival des Films du monde de Montréal en 2010.

Son premier long métrage de fiction Les Yeux sec (2003) a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, au FIFF, au Festival de Marrakech. Né à Tanger au Maroc, en 1971, Narjiss Nejjar a réalisé également des documentaires :  L’exigence de la dignité, Khaddouj, mémoire de Targha.

 

Un commentaire
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  1. Je viens de voir le film, et c’est vraiment honteux et humilliant pour les femmes marrocaines, et pour les villageois du rif, le realisateur n’as même pas respecté les caracteristiques géographiques de la région, une Aya de rif qui parle darija de rabat, un businessman qui dit trois ou quatre mots durant le film, et qui est selon les stéréotipes, l’homme inculte, qui fait rien, et qui vit du trafique des drogues, une voiture tous terrains noire immatriculé à rabat, un taxi rouge(Casablanquais) en plein Rif, mais la plus grave des choses,une femme marrocaine, obligée d’écarter ses jambes chaque fois qu’elle veut aimer (Aya), quand elle lutte pour ses droits(la mére avec l’avocat), un frére( Un rifi ) qui envois sa soeur avoir des relations avec son patron, qui l’as promis avoir des terres pour cultiver le hashish, vous pensez qu’un Rifi allait faire ça, désolé madamme vous connaissez pas les rifis, ils sont strictes, et trés orgueilleux!! j’imagine pas!!!
    ma question est pourquoi vous avez choisi ce titre ? l’amante du rif ? il fallait mettre un autre, on n’a entendu ni un seul mot en rifi, on n’as pas vécu la belle histoire du Rif qu’on attendait, j’ai même pas terminé le film, et aprés une heure je me suis rendu compte qu’il n’y avait personne dans la salle…

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