Zarafa de Rémi Bezançon : une girafe dans la ville

Le film d’animation Zarafa a vu le jour sous la plume du réalisateur Rémi Bezançon et du réalisateur-concepteur graphique de personnages Jean-Christophe Lie (Tarzan, Les triplettes de Belleville, Kirikou et les bêtes sauvages). Sous un baobab, un vieux conteur raconte à son public composé d’enfants l’histoire de Zarafa, la seule girafe ayant traversé les mers à bord d’une montgolfière.

En 1826, le Pacha d’Égypte souffre du blocus turc empêchant les bateaux d’entrer et de quitter le port d’Alexandrie. Cherchant désespérément une solution, il envoie Hassan, bédouin et prince du désert, trouver une girafe au Soudan, pour l’offrir en cadeau au roi de France, Charles X, en échange d’une aide militaire.

Hassan y rencontre Maki, petit esclave africain, téméraire et tendrement attachée à Zarafa dont la mère est tuée par un esclavagiste.

De cette rencontre fortuite nait une amitié tumultueuse et solide entre le bédouin solitaire et le jeune garçon, mais surtout un voyage incroyable aux péripéties qui plairont aux petits comme aux grands. Hassan et Maki font la connaissance de personnages surprenants comme la femme pirate Bouboulina ou encore Mahmoud, détenteur d’un souk implanté dans une oasis au milieu du désert.

Bien que le voyage en montgolfière soit sorti tout droit de l’imagination débordante de Rémi Bezançon (Ma vie en l’air, Le premier jour du reste de ta vie, Un heureux événement), l’histoire de Zarafa est bel et bien véridique.

Néanmoins, les deux hommes ont tenu à aborder l’Histoire et la « girafomania » sous la forme d’un conte, se permettant ainsi une liberté plus grande pour esquisser un scénario d’avance épique.

Film d’animation touchant et efficace d’une durée d’une heure et quart, Zarafa dessine une Afrique avec ses déserts et ses villages, ainsi qu’une Alexandrie, fidèles à l’imaginaire tout en évitant avec soin les écueils liés à l’utilisation, souvent malhabile, de certains clichés.

L’aide d’historiens ainsi que de gravures et de dessins a permis un travail minutieux sur les décors et les ambiances.

« En termes d’esthétique générale, on voulait une première partie qui se passe en Afrique, sur la Méditerranée puis à Marseille, donc très colorée, très ensoleillée, avec des couleurs vives, un ciel bleu. Pour la seconde partie, l’arrivée à Paris, on souhaitait une tonalité beaucoup plus sombre, plombée, dure et sans ombre […] »

La question de la représentation est aussi soulevée par Rémi Bezançon avec le choix stratégique des voix des personnages, véritable âme des personnages et miroir des mondes et univers auxquels ils appartiennent : « Le personnage d’Hassan vient du désert et la question était de savoir s’il avait ou non un accent. Simon Abkarian lui a donné une petite musique arabisante. »

Avec les voix françaises de François-Xavier Demaison, Roger Dumas (II), Mohammed Fellag et Déborah François.

ZARAFA, film d’animation de Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie, prend  l’affiche le 3 août. Il a été présenté en première le 21 juillet prochain, lors de la 16e édition du Festival Fantasia. Le film .

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