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	<title>Touki Montréal &#187; Paris</title>
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	<description>L&#039;actualité africaine à Montréal</description>
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		<title>Pédro Kouyaté, l&#8217;autre griot</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jan 2013 22:42:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Roux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Touki Montréal est allé à la rencontre de Pedro Kouyaté, musicien Malien établi à Paris. Il nous a régalés avec la récente sortie de son troisième album, Live. Portrait et entretien. Pedro Kouyaté est sans conteste un griot atypique. En Afrique de l’Ouest, les griots sont les dépositaires de la tradition orale. Ils peuvent être historien, [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Touki Montréal est allé à la rencontre de Pedro Kouyaté, musicien Malien établi à Paris. Il nous a régalés avec la récente sortie de son troisième album, <em>Live</em>. Portrait et entretien.</strong></p>
<p><img class="alignright  wp-image-24987" alt="Pedro Kouyaté" src="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2013/01/Pedro-Kouyaté_concert-400x266.jpg" width="320" height="213" /></p>
<p>Pedro Kouyaté est sans conteste un griot atypique. En Afrique de l’Ouest, les griots sont les dépositaires de la tradition orale. Ils peuvent être historien, conteur ou musicien. Mais ce monde, Pedro en a été gavé. Il est un peu ailleurs.</p>
<p>Il préfère se réfugier à Siby, le village de sa mère près de Bamako, capitale du Mali. C’est là qu’il rencontre la confrérie des chasseurs. Leur rapport à la nature le séduit tout de suite. Et fait rare, Pedro est accepté par cette société très fermée, aux pouvoirs à la fois craints et admirés dans la société mandingue.</p>
<p>De ce double univers, Pedro puise son originalité, son coté curieux et un peu provocateur. Il aime aller vers les autres. Il se nourrit de tout ce qui l’entoure: une odeur, un mouvement ou encore les symphonies de Bach.</p>
<p>Arrivé en Europe dans les valises du bluesman malien Boubacar Traoré, qu’il accompagne en tant que bassiste, Pedro décide de s’établir pour poursuivre son métier et sa passion.</p>
<p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2013/01/pedro_Kouyate_Facebook.jpg" rel="lightbox[24983]" title="Pédro Kouyaté, l'autre griot"><img class="alignleft  wp-image-25015" alt="pedro_Kouyate_Facebook" src="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2013/01/pedro_Kouyate_Facebook.jpg" width="438" height="328" /></a>Il avait déjà troqué sa kora, instrument fétiche des griots, pour un kamele n’goni, luth à cordes pincées plus proche de la musique des chasseurs. Sa musique s’articule aujourd’hui autour d’une formation composée d’un bassiste, d’un batteur et d’un saxophoniste, lui même alternant le chant, le n’goni et la guitare acoustique sur les passages plus folk de son répertoire.</p>
<p>Sur son troisième album, <em>Live</em>, il convoque des saveurs contemporaines sur une base traditionnelle malienne. Loin des constructions classiques faites de couplets et refrains, c’est une musique plus linéaire, plus frétillante où lignes de basses hypnotiques, solos incisifs et contes quelque peu saugrenus font bloc uni.</p>
<p>Est ce de la soul façon James Brown ? Est ce de la musique griot ? Ou encore de la transe ? Surement un peu de tout. La dynamique inébranlable entre l’Afrique occidentale et l’Amérique du Nord n’a cessé d’influencer l’univers musical des deux continents. Pedro n’a pu y échapper. Sa musique non plus.</p>
<p>Pedro Kouyaté, passionné, messager et anticonformiste, aime résolument sa vie. Cette joie, elle transpire dans l’ensemble de ses compositions, que ce soit en studio ou en concert. A notre tour donc de lui lancer un message : quand est ce que tu débarques au Québec ?</p>
<p><strong>Nicolas Roux</strong></p>
<p>Interview de Pédro Kouyaté sur Touki TV :</p>
<p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/2013/01/18/pedro-kouyate-lautre-griot/">Touki Montréal, l\'actualité africaine à Montréal</a></p>
<p>Images du clip de <em>Badjidala</em> et extraits live, courtoisie Sophie Comtet-Kouyaté ©</p>

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		<title>Rue Darwin, le dernier roman de Boualem Sansal</title>
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		<pubDate>Tue, 29 May 2012 19:09:07 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Après son dernier ouvrage, Le village de l’Allemand, l’écrivain Boualem Sansal a publié Rue Darwin, dans la collection blanche de Gallimard, un roman dans lequel il brosse le portrait de l’Algérie tel qu’il a vu grandir, et ce, par le truchement d’une famille pas comme les autres. Yaz, le narrateur, que le lecteur suit tout [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après son dernier ouvrage, <em>Le village de l’Allemand</em>, l’écrivain Boualem Sansal a publié <em>Rue Darwin</em>, dans la collection blanche de Gallimard, un roman dans lequel il brosse le portrait de l’Algérie tel qu’il a vu grandir, et ce, par le truchement d’une famille pas comme les autres.</strong></p>
<p>Yaz, le narrateur, que le lecteur suit tout au long des 256 pages du livre, revient sur les cinquante ans de son existence. Tout commence au chevet de sa mère mourante à Paris, aux côtés de ses frères et sœurs, Karim, Souad, Nazim et Mounia.</p>
<p>Eux vivent aux quatre coins du monde, Marseille, San Francisco, Ottawa, Paris, tandis que lui est resté à Alger s’occupant de sa maman Karima. Yazid est le grand frère qui a été trimballé toute sa vie avant d’atterrir enfin chez cette femme étrangère, sa mère.</p>
<p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2012/05/Rue_Darwin_Boualem_Sansal.jpg" rel="lightbox[21725]" title="Rue_Darwin_Boualem_Sansal"><img class="alignright  wp-image-21733" title="Rue_Darwin_Boualem_Sansal" src="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2012/05/Rue_Darwin_Boualem_Sansal-204x300.jpg" alt="" width="204" height="300" /></a>Héritier d’une grande famille qui s’étend de Libye au Maroc (les Kadri), Yaz va se rappeler une partie de son enfance dans cette prison de luxe, chez Djéda, sa toute-puissante grand-mère, chef du clan Kadri.</p>
<p>Lorsque Karima meurt à Paris devant ses enfants, Yaz entend un message qui va déclencher en lui tout un processus : « Va, retourne à la rue Darwin ». Suivant son instinct, il va retourner dans son passé, sur la rue Darwin, dans le quartier Belcourt, à Alger, « <em>le temps de déterrer les morts et de les regarder en face</em> ».</p>
<p>Comme il l’avait déjà fait dans son précédent roman, <em>Le Village de l&rsquo;Allemand</em>, récompensé par le Grand Prix RTL-Lire, le Grand Prix SGDL du roman et le Grand Prix de la francophonie 2008, Boualem Sansal réussit à surprendre le lecteur avec un récit prenant et qui donne à chaque fois l’envie de tourner la page suivante pour en savoir plus. La fin vaudra d’ailleurs le détour.</p>
<p>L’histoire est celle de cet algérien qui s’en réclame à chaque instant, Yaz, forcément autobiographique.<strong><em> Rue Darwin</em></strong><em> </em>narre également la recherche de vérité de Boualem sur sa vie, sa famille.</p>
<p>« Ma mère est morte il y a trois ans, indique-t-il dans une entrevue à RFI. Évidemment, une fois le deuil achevé, je me suis trouvé avec des choses qui remontaient en moi. D’abord un regret, le regret de n’avoir jamais discuté avec ma mère. »</p>
<p>Ce sixième roman est également pour Boualem Sansak l’occasion de régler ses comptes, notamment avec l’islam et les imams. « La religion me paraît très dangereuse par son côté brutal, totalitaire », souligne-t-il dans une autre entrevue, cette fois à l’Express.</p>
<blockquote><p>« Mais je l’avoue , j’étais nul en religion, l’islamique s’entend, c’est la religion au pouvoir ici, j’ai toujours eu du mal avec elle, son univers impitoyable et ses maigres consolations me rebutaient tant, mais comment lui échapper, tout est entre ses mains, c’est une pieuvre qui s’insinue partout, ses aguets sont infatigables comme des fous, ils patrouillent à l’intérieur de nos têtes, fouillent nos rêves, fustigent nos manières, hurlent à la mort. »</p></blockquote>
<p>Le roman est également une sorte d’hommage à toutes les femmes d’Algérie,  qui n’ont jamais baissé les bras, malgré les époques, les guerres et les difficultés de la vie. Les hommes sont tellement peu présents qu&rsquo;ils n’ont aucun poids d’ailleurs.</p>
<p>Karima, Djéda, Faiza, Farroudja, toutes ses femmes qui ont façonné le caractère du personnage Yaz sont des modèles et, de fait, des mères à part entière.</p>
<p>Le seul bémol pour cet ouvrage serait peut-être du côté de sa structure qui ne facilite pas toujours la compréhension, pour certains lecteurs, de cette Algérie forcement compliquée, assise entre deux chaises, son passé « français » et son avenir plus que jamais algérien…</p>
<p>Boualem Sansal, <em><a href="http://www.gallimard.fr/rentreelitteraire/BoualemSansal.htm">Rue Darwin</a></em>, éditions Gallimard, 256 pages.</p>

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		<title>&#171;&#160;London Acoustic Set&#160;&#187; de Carmen Souza et Theo Pas&#8217;cal</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 22:10:42 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[La Capverdienne d’origine Carmen Souza et son acolyte Théo Pas’cal ont sorti un album  à partir de leur spectacle « London Acoustic set ». Après son dernier opus Protegid, ce nouvel album est majoritairement écris et composé par le duo portugais. Seules trois chansons sont reprises et adaptées à la sauce « Carmen ». Sous le ciel de Paris [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Capverdienne d’origine Carmen Souza et son acolyte Théo Pas’cal ont sorti un album  à partir de leur spectacle « London Acoustic set ».</strong></p>
<p>Après son dernier opus <em>Protegid</em>, ce nouvel album est majoritairement écris et composé par le duo portugais. Seules trois chansons sont reprises et adaptées à la sauce « Carmen ».</p>
<p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2012/04/Carmen_Souza_London.jpg" rel="lightbox[21114]" title="Carmen_Souza_London"><img class="alignright size-medium wp-image-21117" title="Carmen_Souza_London" src="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2012/04/Carmen_Souza_London-300x267.jpg" alt="" width="300" height="267" /></a><em>Sous le ciel de Paris</em> que la chanteuse accompagne de sa voix suave et ibérique, <em>Song for my father</em> et l’indémodable <em>Sodade</em> que sa compatriote Cesaria Evora reprenait déjà.</p>
<p>La majorité des chansons ont été enregistrées au Green Note de Londres ou au Liverpool P. Fall. Ceux qui ont aimé l’album <em>Protegid</em>, à coup sûr voudront se procurer ce nouveau, non seulement pour son contenu, son contenant (facture graphique signée Rui Peralta de Bombazine) et surtout pour sa philosophie.</p>
<p>Pour cet opus, le duo a décidé de faire un geste et de rendre à la terre qui les a vus naître un peu de ce qu’ils ont. C’est ainsi que pour chaque copie d’album vendu, la moitié de l’argent sera reversé à des organismes d’aides humanitaires et communautaires à travers le monde.</p>
<p>C’est un projet qui tenait à cœur à Carmen Souza, et elle en parlant d’ailleurs avec beaucoup lors de son seul et unique passage à Montréal, en octobre 2011, dans le cadre de la série <em>Jazz à l’année</em> du Festival international de Jazz de Montréal.</p>
<div class="wp-caption alignleft" style="width: 394px"><img title="Carmen Souza_Montreal" src="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/carmen_souza/carmen_souza_astral_06.jpg" alt="" width="384" height="256" /><p class="wp-caption-text">Carmen Souza à l&#39;Astral de  Montréal, en octobre 2011</p></div>
<p>L’objectif, disait-elle alors était de soutenir la cause d’enfants en besoin dans le monde.</p>
<p>À Montréal, comme ailleurs ou sur son album, Souza chante souvent en créole et portugais, expliquant ses morceaux en anglais et charmant le public avec son sourire et ses quelques mots de français.</p>
<p>Et pour cause, elle est née à Lisbonne, au Portugal, de parents originaires du Cap-Vert. Elle vit à Londres, mais adore Paris.</p>
<p>L’amour est également l’autre grand thème qu’avait abordé l’artiste à Montréal. Comme toujours, à sa façon.</p>
<p>En musique, dans des fusions de styles, pas forcément compatible. Mixité e mélange, voilà qui caractérisent cette guitariste, pianiste, chanteuse et surtout, femme du monde.</p>
<h2>Pour en savoir plus :</h2>
<ul>
<li><a href="http://toukimontreal.com/actualites/2011/10/08/carmen-souza-a-lastral/"> Carmen Souza à l&rsquo;Astral en octobre 2011</a></li>
</ul>
<ul>
<li> <a href="http://www.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.carmensouza.com%2F&amp;h=LAQGqNjlK">Le site web de Carmen Souza</a></li>
</ul>
<ul>
<li><a href="https://www.facebook.com/carmensouzaofficial">La page Facebook de la chanteuse</a></li>
</ul>
<ul>
<li>Sa version de Sodade</li>
</ul>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/1CUXB2IVAPU" frameborder="0" width="640" height="360"></iframe></p>

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		<title>Fatoumata Diawara en concert au fil des voix</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 16:24:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Roux</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<description><![CDATA[Son nom se fait de plus en plus entendre sur la scène musicale africaine. Où qu’elle aille, Fatoumata Diawara crée le buzz. Son passage au festival parisien Au fil des voix n’est donc logiquement pas passé inaperçu. Touki Montréal en témoigne. PARIS Nombre sont ceux qui ont succombé au charme de Fatou. Elle, dont la [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Son nom se fait de plus en plus entendre sur la scène musicale africaine. Où qu’elle aille, Fatoumata Diawara crée le buzz. Son passage au festival parisien <em>Au fil des voix </em>n’est donc logiquement pas passé inaperçu. Touki Montréal en témoigne.</strong></p>
<p><strong>PARIS</strong></p>
<p>Nombre sont ceux qui ont succombé au charme de Fatou. Elle, dont la présence resplendissante reflète sa musique aux sonorités à la fois intimes et inspirantes, bercée par une voix chaude et enchanteresse, a en effet séduit au fil des années des musiciens aussi prestigieux que Damon Albarn, Herbie Hancock ou Oumou Sangaré.</p>
<div id="attachment_19600" class="wp-caption alignleft" style="width: 222px"><a href="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2012/02/Fatou_Facebook.jpg" rel="lightbox[19574]" title="Fatou_Facebook"><img class="size-medium wp-image-19600" title="Fatou_Facebook" src="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2012/02/Fatou_Facebook-212x300.jpg" alt="" width="212" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Courtoisie : Facebook</p></div>
<p>C’est accompagnée de quatre musiciens que la chanteuse malienne prenait place sur scène, avec pour armes sa guitare et son sourire ravageur, les deux illuminant l’ensemble du public de part leur élégance naturelle.</p>
<p>Les titres joués ce soir sont restés à l’image de son album, par moments entrainant, par d&rsquo;autres, plus profonds, mais avec une touche toujours bien personnelle, la richesse ancestrale de son pays de Wassoulou, au sud du Mali, s’imposant presque de manière instinctive. Fatou passait d’un blues poignant à de la folk minimale, sans oublier quelques mélodies soukous, apportant une touche plus déchainée au concert.</p>
<p>Un côté plus rythmé se manifestait ainsi peu à peu. Fatou encourageait le public à danser, elle-même s’abandonnant dans une chorégraphie, tant énergique que désordonnée, parfois presque plus poussée que naturelle.</p>
<p>Mais la beauté des chansons, telles que « Kanou », « Sowa », ou « Clandestin », cette dernière en hommage aux nombreuses personnes n’ayant pu arriver au bout de leur voyage vers un monde meilleur, recevait l’aval du public tout au long de la soirée.</p>
<p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/11/Fatou.jpg" rel="lightbox[19574]" title="Fatou"><img class="size-medium wp-image-18375 alignright" title="Fatou" src="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/11/Fatou-300x268.jpg" alt="" width="300" height="268" /></a>C’est une performance bien ficelée qui s’est déroulée pendant plus d’une heure, mais en fin de compte, on restait néanmoins un peu sur notre faim. Le répertoire, bien qu’agréable, manquait d’un certain côté innovateur.</p>
<p>Les qualités des musiciens, qui ne pouvaient être ignorées, ne parvenaient pas à se démarquer pas de façon évidente, et l’ensemble était dépourvu de cohésion, ne laissant transparaitre qu’une somme de composantes sans réelle force conductrice.</p>
<p>Pour leur défense, la salle n’était peut-être pas le lieu idéal, en particulier du fait de l’installation de fauteuils pour l’occasion, un cadre surement plus propice à une ambiance intime.</p>
<p>Le concert se terminait sur deux titres inédits, cependant que la scène était envahie par un public de tout âge, petits et grands canalisant toute l’énergie positive présente dans la salle. À l’image de cette foule, Fatou a démontré que la musique pouvait être un formidable vecteur d’harmonie, alors même que le Mali fait face en cet instant à de terribles combats fratricides entre groupes ethniques. Puisse la beauté de ces chansons appeler le monde à la raison.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><strong><a href="http://nicolasroux.com/">Nicolas Roux</a></strong></p>
<p>Le titre « Clandestin » en concert :</p>
<p><p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/2012/02/06/fatoumata-diawara-en-concert-au-fil-des-voix/">Touki Montréal, l\'actualité africaine à Montréal</a></p><em><br />
</em></p>
<p>Crédit photo : © Youri Lenquette</p>

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		<title>Musique et politique, par Femi Kuti</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Dec 2011 15:22:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Roux</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Africa for Africa]]></category>
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		<description><![CDATA[Femi Kuti et la scène, voilà deux mots presque indissociables l’un de l’autre. Dans le cadre du Festival Africolor, le digne héritier de la tradition de l’afrobeat nigérian a une fois encore fait valoir tout son talent, le 4 décembre dernier, à notre plus grande satisfaction. PARIS Pour Femi Kuti, jouer en concert est comme [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Femi Kuti et la scène, voilà deux mots presque indissociables l’un de l’autre. Dans le cadre du Festival Africolor, le digne héritier de la tradition de l’afrobeat nigérian a une fois encore fait valoir tout son talent, le 4 décembre dernier, à notre plus grande satisfaction.</strong></p>
<p><strong>PARIS</strong></p>
<p>Pour Femi Kuti, jouer en concert est comme aller au bureau pour d’autres. La scène, c’est sa deuxième nature, c’est son espace, non seulement de travail, mais aussi d’expression; un lieu où il peut pleinement diffuser sa musique ainsi que la vision du monde qui s’y rattache.</p>
<p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/12/7-©Julien-Mignot.jpg" rel="lightbox[18547]" title="7 ©Julien Mignot"><img class="alignright size-medium wp-image-18708" title="7 ©Julien Mignot" src="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/12/7-©Julien-Mignot-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Peut-on en effet isoler la musique afrobeat de son histoire? Comment oublier le père du genre, le légendaire Fela Kuti qui, dans un élan contestataire né dans les années 70, accusait les tyrans nigérians et les multinationales de dépouiller les ressources naturelles du pays, alors que la population se ghettoïsait de façon dramatique, attirant ainsi la foudre des autorités au pouvoir?</p>
<p>Voilà le contexte dans lequel grandit Femi Kuti. Les références à Fela sont souvent difficiles à éviter, mais plus qu’un désir d’établir des comparaisons faciles, il s’agit plutôt d’un moyen de rendre hommage à son aïeul, lui dont le cri trouve toujours résonance grâce à l’énergie de l’inépuisable clan Kuti.</p>
<p>Et ce dimanche après-midi là (le <a href="http://africolor.com/programme_fiche.php?festival_id=27&amp;programme_id=149">concert </a>a débuté à 15 h 30), la tache était dure. Épuisé par une performance la veille et le voyage de huit heures qui s’en suivit, c’est un Femi Kuti doutant de sa force qui a débarqué sur scène, accompagné d’un orchestre de douze musiciens et de ses deux fidèles disciples : son saxophone et sa clarinette.</p>
<p>« It’s Lagos, it’s Africa, it’s afrobeat ! »</p>
<p>Ce concert avait quelque chose de différent. Tout d&rsquo;abord, la sélection musicale très large, couvrant aussi bien des titres du récent <strong>Africa for Africa</strong> que d’autres bien plus anciens, reflétait le clair désir de Femi Kuti d’afficher l’ensemble de son œuvre. Une occasion pour les nouveaux de découvrir les différentes étapes par lesquelles l’artiste nigérian est passé, et pour les admirateurs de la première heure de replonger à travers le temps.</p>
<p>Femi paraissait en outre dans un état d’effervescence tout simplement intarissable. Il a sauté tel un forcené, gesticulé de manière frénétique, a alterné les instruments tout en prenant le temps de soulever son public, qui s&rsquo;est retrouvé embarqué dans un autre monde, plus proche du golfe de Guinée que de l’Ile de France. Cette vitalité reflète la puissance et les nerfs de la ville de Lagos, capitale du Nigéria, et source de la tension qui anime la musique de Femi Kuti.</p>
<p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/2011/12/13/musique-et-politique-par-femi-kuti/">Touki Montréal, l\'actualité africaine à Montréal</a></p>
<p>C’est de là que Femi puise sa colère contre l’injustice, même si cette haine se veut non-violente et constructive. « La vie pourrait être paisible et très facile si les gens cessaient d’être avides, corrompus et d’exploiter les autres », a-t-il dit après le concert. Toute l’essence de ce discours a plané durant l’ensemble de sa performance, car à l’instar de son père, Femi voit la musique comme un vecteur de paix, une arme du futur.</p>
<p>Toutes ses déclarations contre la corruption et les méfaits de ce monde se sont terminées finalement sur une note plus positive. Alors que les chansons se sont enchaînées presque sans répit, Femi a lancé à la foule, en guise de conclusion : « Allons tous nous coucher et faire l’amour ».</p>
<p>Sur ces paroles, toujours aussi efficaces, Femi Kuti a quitté la scène et a laissé une audience vidée par deux heures dont l’intensité et l’engagement, à la fois musical et politique, resteront gravés dans nombre d’esprits ici présents.</p>
<p><strong><br />
</strong></p>
<p><a href="http://nicolasroux.com"><strong>Nicolas Roux</strong></a></p>
<p>Crédit photo : Julien Mignot</p>

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		<title>Kora Jazz Band: le jazz venu d&#8217;ailleurs</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Nov 2011 13:02:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nicolas Roux</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Fort de sa nouvelle formation, le Kora Jazz Band a profité de l’élan créé par la sortie de son tout dernier album pour délivrer un concert au New Morning de Paris. Touki vous délivre ses impressions. Dès l’arrivée dans une salle bien remplie, l’impression qu’un événement particulier est sur le point de se dérouler plane [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Fort de sa nouvelle formation, le Kora Jazz Band a profité de l’élan créé par la sortie de son tout dernier album pour délivrer un concert au New Morning de Paris. Touki vous délivre ses impressions.</strong></p>
<p>Dès l’arrivée dans une salle bien remplie, l’impression qu’un événement particulier est sur le point de se dérouler plane sur l’ensemble de la foule. Sur scène se trouvent piano, congas, timbales, steel pans et bien sûr l’inévitable kora, ce luth typique des griots ouest africains. Un panel instrumental donc très varié, touchant aussi bien l’Afrique de l’Ouest que l’Europe et les Caraïbes. Un sentiment de curiosité se dégage alors, la direction musicale restant totalement ouverte cependant que les musiciens se font attendre.</p>
<p>Et dire que la déception n’était pas au rendez-vous relève d’une pure litote. On ne peut s’empêcher d’entendre dès les premières mélodies un mélange de sons et d’influences qui donne l’image d’une véritable aventure à travers plusieurs continents.</p>
<p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/11/kjb2.jpg" rel="lightbox[17872]" title="Kora Jazz Band: le jazz venu d'ailleurs"><img class="alignright size-medium wp-image-17891" src="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/11/kjb2-300x184.jpg" alt="" width="300" height="184" /></a>Les solos s’enchainent, les musiciens se répondent, improvisent. Chacun ainsi s’exprime au sein de ce dialogue permanent, fidèle à nombre de performances de jazz.</p>
<p>Petite mention spéciale pour le percussionniste qui captive la foule de par ses enchainements et danses légères. D’un point de vue personnel, n’étant pas normalement un grand amateur de steel pan, je tombe néanmoins sous le charme de l’instrument qui parvient de surcroît à enthousiasmer le reste de la salle.</p>
<p>Et où se trouve la kora dans tout ça ? Yakhouba Sissoko en fait l’élément moteur de la soirée. Les solos sont peut être légèrement en retrait, mais l’esthétique musicale en fait un ingrédient indissociable au succès du spectacle.</p>
<p>S’ajoutent quelques invités de marque tel Jean-Philippe Rykiel, synthétiseur en bandoulière subtilement manié grâce à son habituel toucher.</p>
<p>Au final, une soirée qui s’achève trop tôt, bien que l’heure soit malgré tout assez tardive. Prochains concerts en Guyane pour ceux qui nous liraient dans cette région du monde. Sinon, on les attend avec impatience du coté de Montréal.</p>
<p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/2011/11/02/kora-jazz-band-le-jazz-venu-dailleurs/">Touki Montréal, l\'actualité africaine à Montréal</a></p>

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		<title>Abderrahman Sissako de Charles Castella (Une fenêtre sur le monde)</title>
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		<pubDate>Tue, 25 Oct 2011 17:35:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stephane Waffo</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique de film]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans un documentaire de 54 minutes, le cinéaste français Charles Castella suit Abderrahmane Sissako, également cinéaste et producteur mauritanien, et qui fait partie de ces réalisateurs africains qui ont su exporter leur savoir-faire en occident. Parti faire ses études en URSS, cet enfant du continent, un peu mauritanien et un peu malien, finira par écrire [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans un documentaire de 54 minutes, le cinéaste français Charles Castella suit Abderrahmane Sissako, également cinéaste et producteur mauritanien, et qui fait partie de ces réalisateurs africains qui ont su exporter leur savoir-faire en occident.</strong></p>
<p>Parti faire ses études en URSS, cet enfant du continent, un peu mauritanien et un peu malien, finira par écrire son nom dans les anales du cinéma africain en racontant simplement ses souvenirs.</p>
<p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/10/Abderrahmane_sissako.jpg" rel="lightbox[17713]" title="Abderrahmane_sissako"><img class="alignright size-full wp-image-17717" title="Abderrahmane_sissako" src="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/10/Abderrahmane_sissako.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a>Dans <em>Octobre</em>, que le cinéaste français propose en image d’archive, on découvre l’Africain en Russie, alors qu’il fait ses premières armes dans l’industrie du cinéma.</p>
<p>« Je ne suis jamais revenu parce que je ne suis jamais parti », répondra-t-il au président du jury du 18<sup>e</sup> festival du cinéma africain de Ouagadougou, qui lui remettait le Prix du meilleur film (<em>En attendant le bonheur</em>), tout en lui suggérant de faire un film plus proche de l’Afrique.</p>
<p>Dans son pays, où il soutient les jeunes de la maison des cinéastes de Nouakchott, comme à Bamako, à Moscou comme à Paris, et ce, à travers toutes ses années, Sissako, navigue entre art et engagement. Dans son film Bamako, qu’il a réalisé « par devoir », le cinéaste met en scène le procès de la société civile africaine contre la Banque mondiale et le FMI</p>
<p>Le portrait que dresse Charles Castella est très flatteur et donne l’impression d’un homme plein de générosité, de ténacité, de liberté et pour qui le hasard des rencontres n’est jamais fortuit. Il propose également une découverte en filigrane de la Mauritanie et des us et coutumes.</p>
<p>Le plus grand bien de ce documentaire, c’est qu’il donne envie d’en savoir plus sur Abderrahmane Sissako. À la 55<sup>e</sup> minute, le spectateur voudra voir l’ensemble de l’œuvre du Mauritanie, particulièrement Bamako et En attendant le bonheur.</p>
<p>Grâce à la camera admirative de Castella, le spectateur (re) découvrira une histoire passionnante, celle d’un cinéaste qui n’a jamais su s’adapter aux aléas de son métier, au premier rand duquel l’écriture d’un scénario.</p>
<blockquote><p><strong>Le documentaire, présenté à Montréal dans la catégorie Panorama international de la 40<sup>e</sup> édition du Festival du Nouveau cinéma, est disponible en visionnement libre sur la webtélé de <a href="http://www.tv5mondeplusafrique.com/chaine_art_culture_cinema_abderrahmane_sissako_une_fenetre_sur_le_monde.html#chaine_art_culture_cinema">TV5MondeAfrique</a>.</strong></p></blockquote>
<p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/2011/10/25/abderrahmane-sissako-une-fenetre-sur-le-monde/">Touki Montréal, l\'actualité africaine à Montréal</a></p>

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		<title>Exposition Bamako-Paris-Montréal de Gunther Gamper</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 03:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathilde Mercier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts et scène]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako]]></category>
		<category><![CDATA[Bamako-Paris-Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[boubacar traore]]></category>
		<category><![CDATA[Gunther Gamper]]></category>
		<category><![CDATA[Maison de l'Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[Salif Keita]]></category>

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		<description><![CDATA[Gunther Gamper a déjà exposé à six reprises à Montréal depuis 2008. Dans l’exposition Bamako-Paris-Montréal à la Maison de l&#8217;Afrique, le portraitiste capture l’image de plusieurs grands noms de la musique malienne comme Salif Keita ou encore Boubacar Traoré. Rencontre avec ce passionné de musique du monde. Votre dernier thème photographique était la musique classique. [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Gunther Gamper a déjà exposé à six reprises à Montréal depuis 2008. Dans l’exposition Bamako-Paris-Montréal à la Maison de l&rsquo;Afrique, le portraitiste capture l’image de plusieurs grands noms de la musique malienne comme Salif Keita ou encore Boubacar Traoré. Rencontre avec ce passionné de musique du monde.</strong></p>
<h3><strong>Votre dernier thème photographique était la musique classique. Pourquoi faire le portrait de musiciens maliens?</strong></h3>
<p>Parce que la musique malienne est sur le devant de la scène musicale montréalaise, alors qu’il y a cinq ans, c’était plutôt la musique sénégalaise qui avait du succès.</p>
<p>Il n’y a qu’à voir la place qu’occupe la musique du monde dans les festivals.</p>
<p>Il n’y a qu’à regarder la programmation dans les salles de concert, à chaque fois les groupes d’origine malienne qui jouent de la kora ou du balafon ont énormément de succès.</p>
<p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/10/BassekouKouyat+%C2%AEenr+%C2%AEp+%C2%AEtionBamako8x12web.jpg" rel="lightbox[17678]" title="BassekouKouyat+®enr+®p+®tionBamako8x12web"><img class="size-medium wp-image-17684   aligncenter" title="BassekouKouyat+®enr+®p+®tionBamako8x12web" src="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/10/BassekouKouyat+%C2%AEenr+%C2%AEp+%C2%AEtionBamako8x12web.jpg" alt="" width="520" height="346" /></a></p>
<h3><strong>En tant qu’artiste qui s’autofinance, quelles ont été vos principales difficultés?</strong></h3>
<p>Je n’avais pas le budget au début pour faire le voyage entre Bamako, Paris et Montréal. En 2006, j’ai commencé à faire la série de portraits des artistes maliens en assistant aux divers festivals à Montréal sans dépenser de l’argent pour un billet d’avion.</p>
<p>L’autre difficulté était de contacter les artistes et d’avoir la permission de les prendre en photos. J’ai même essayé de les contacter en passant par leur MySpace ou leur Facebook! Ça a été un travail de longue haleine, car je n’étais pas considéré comme un média auprès des attachés de presse et des artistes eux-mêmes. Heureusement, la plupart d’entre-deux ont joué le jeu.</p>
<p>Quand je suis allé à Bamako, ça a aussi été un peu difficile. J’ai pris des collaborateurs pour m’orienter dans la ville et trouver les studios d’enregistrement. Certains artistes arrivaient même une heure après l’heure prévue de RDV.</p>
<h3><strong>Justement, est-ce que les rencontres avec les artistes se sont bien passées?</strong></h3>
<p>Certains artistes étaient moins disponibles que d&rsquo;autres. Par exemple, le manager de Salif Keita m’a donné deux minutes pour prendre les photos. J’ai vu Salif Keita, il a posé, j’ai fait mes photos et c’était fini. On ne s’est même pas serré la main! Mais avec des groupes comme SMOD, c’était plus facile. Ils sont devenus mes amis MySpace avant même que j’arrive à Bamako et sont venus chanter au vernissage de l’une de mes expositions en 2008.</p>
<blockquote><p>Jusqu’ici, Gunther Gamper a fait 36 portraits. Ils ont tous été réalisés pendant les répétitions, les enregistrements d’albums ou les concerts des artistes maliens à Montréal, Paris ou Bamako. Les portraits sont assez serrés. Les pauses sont sobres et les sujets</p></blockquote>

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		<title>Yael Naim, artiste à croquer</title>
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		<pubDate>Mon, 09 May 2011 03:09:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mathilde Mercier</dc:creator>
				<category><![CDATA[Critique de spectacle]]></category>
		<category><![CDATA[Another Woman]]></category>
		<category><![CDATA[Come Home]]></category>
		<category><![CDATA[Daniel Romeo]]></category>
		<category><![CDATA[David Donatien]]></category>
		<category><![CDATA[Émilie Clepper]]></category>
		<category><![CDATA[Game Over]]></category>
		<category><![CDATA[I Try Hard]]></category>
		<category><![CDATA[Julien Feltin]]></category>
		<category><![CDATA[Mystical Love]]></category>
		<category><![CDATA[New Soul]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>
		<category><![CDATA[She Was a Boy]]></category>
		<category><![CDATA[Stupid Goal]]></category>
		<category><![CDATA[Today]]></category>
		<category><![CDATA[What you see]]></category>
		<category><![CDATA[Yael Naim]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand on pense à Yael Naim, on pense tout de suite à la chanteuse du tube New Soul. Mais, l’univers « yaëlien » ce n’est pas que ça! Elle en a fait la preuve samedi soir à l’Astral lors du lancement de son troisième album She Was a Boy au Canada. La représentation commence dans un univers [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Quand on pense à Yael Naim, on pense tout de suite à la chanteuse du tube <em>New Soul</em>. Mais, l’univers « yaëlien » ce n’est pas que ça! Elle en a fait la preuve samedi soir à l’Astral lors du lancement de son troisième album <em>She Was a Boy</em> au Canada.</strong></p>
<p>La représentation commence dans un univers à la fois champêtre et onirique. L’artiste franco-israélienne d’origine tunisienne porte une fleur dans les cheveux. David Donatien aux percussions a une chemise bleue à motif kitsch.</p>
<p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/05/Yael-100_1500.jpg" rel="lightbox[14722]" title="Yael 100_1500"><img class="alignright size-medium wp-image-14723" title="Yael 100_1500" src="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/05/Yael-100_1500-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" /></a>Tantôt fragile, tantôt dôtée d’une puissance vocale insoupçonnable chez ce brin de femme, l’artiste ouvre le bal avec <em>My Dreams</em>. En fond sonore, la tempête devient pluie. Installée au piano, elle revisite <em>My Umbrella</em> de Rihanna.</p>
<p>À l’aise sur scène,  et après  plusieurs anecdotes sur l’immigration de Yaël à Paris, l’ensemble musical interprète <em>Come Home</em>. Comme tous les titres interprétés depuis le début du concert, la chanson est revisitée, ce qui ne déplaît pas au public.</p>
<p>Techniquement, l’escorte de musiciens est parfaite. Elle est entre autres composée de Daniel Romeo à la basse, Julien Feltin à la guitare, et David Donatien aux percussions. Lorsqu’ils accompagnent Yael Naim sur <em>She was a boy,</em> les rythmes arabisants sur les airs d’accordéon sont maitrisés sans faux pas.</p>
<p>Après quelques morceaux-phares de son nouvel album, est entièrement en anglais, la chanteuse interprète <em>Paris</em> en Hébreux. Le titre est extrait de son précédent album <em>Yaël Naim</em>. Elle enchaine sur les touchants <em>Today</em> et <em>I Try Hard</em>.</p>
<p>Avec <em>Mystical Love</em> et <em>Stupid Goal</em>, le point culminant du concert est atteint. Le groupe se déchaine sur du son résolument rock. La chanteuse entame une chorégraphie délurée qui donnerait presque à l’auditoire l’envie de sauter avec elle. « Ce sont les cinq minutes de sport de la journée! » lance-t-elle sous les rires et les applaudissements des quelque 300 personnes présentes.</p>
<p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/05/YAEL-N2.jpg" rel="lightbox[14722]" title="YAEL N2"><img class="size-medium wp-image-14727 alignleft" title="YAEL N2" src="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/05/YAEL-N2-300x214.jpg" alt="" width="300" height="214" /></a>L’ambiance redevient plus douce sur <em>Another Woman</em> et <em>Game Over</em> qui mélange la langue française et anglaise. « Bienvenue dans notre chambre », dit-elle en rigolant pendant le rappel. Les musiciens et la chanteuse sont tellement proches les uns des autres qu’ils forment une masse uniforme.</p>
<p>« Je vais interpréter une nouvelle chanson. Je l’ai écrit il y a une semaine… ». L’artiste taquine son public puisque la nouvelle composition n’est autre que <em>New Soul</em>. Le concert se termine sur  les murmures du public qui susurre « this is a happy-end ».</p>
<p>L’interprétation choisie pour les chansons a donné une allure éclectique au concert. Ce mélange des genres a incontestablement plu. Il faut dire que le groupe avait le souci d’offrir de la nouveauté aux admirateurs qui connaissaient les mélodies du dernier album par cœur.</p>
<p>Assister à une prestation de Yael Naim, c’est un peu comme aller à un pique-nique dont le menu serait les chansons sucrés-salés de la chanteuse.</p>
<blockquote><p>La chanteuse Émilie Clepper, originaire de la Rive-Sud, a joué en première partie. L’artiste folk, qui a le même univers que Tracy Chapman et une  voix à la Shakira, a interprété des morceaux de son deuxième album <em>What you see</em>.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>

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		<title>Paris, mon paradis: un documentaire choc d&#8217;Éléonore Yaméogo</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Mar 2011 18:56:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Floriane Denis</dc:creator>
				<category><![CDATA[Entrevues Films]]></category>
		<category><![CDATA[Festival PanAfrica International]]></category>
		<category><![CDATA[Éléonore Yaméo]]></category>
		<category><![CDATA[mon paradis]]></category>
		<category><![CDATA[Ouagadougou]]></category>
		<category><![CDATA[Paris]]></category>

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		<description><![CDATA[Pendant ses études en audiovisuel à Ouagadougou, la réalisatrice a été frappée par le fait que la plupart des documentaires sur l&#8217;Afrique étaient faits par des Blancs. Une fois ses études terminées, elle a décidé d&#8217;aller en France, voir ce pays merveilleux dont beaucoup rêvent au pays. &#171;&#160;Ce premier voyage a été un choc. J&#8217;ai [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pendant ses études en audiovisuel à Ouagadougou, la réalisatrice a été frappée par le fait que la plupart des documentaires sur l&rsquo;Afrique étaient faits par des Blancs. Une fois ses études terminées, elle a décidé d&rsquo;aller en France, voir ce pays merveilleux dont beaucoup rêvent au pays.</p>
<div id="attachment_13609" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><a href="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/03/Eleonore-Yameogo.jpg" rel="lightbox[13607]" title="Eleonore Yameogo"><img class="size-medium wp-image-13609" title="Eleonore Yameogo" src="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/03/Eleonore-Yameogo-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" /></a><p class="wp-caption-text">Eleonore Yameogo</p></div>
<p>&laquo;&nbsp;Ce premier voyage a été un choc. J&rsquo;ai vu que les immigrés africains vivaient dans une précarité totale. J&rsquo;ai donc décidé de faire ce documentaire pour casser le mythe occidental&nbsp;&raquo;, explique la réalisatrice, qui domine de sa haute taille les journalistes, le visage jeune, ouvert, et déterminé.</p>
<p>Si quelque chose peut détourner les nombreux jeunes Africains qui aspirent à quitter leur pays en quête du &laquo;&nbsp;tout emploi&nbsp;&raquo; et de l&rsquo;argent facile, c&rsquo;est ce documentaire d&rsquo;Éléonore Yaméogo. Il montre la galère d’un Sénégalais, et de Bintou, une jeune Burkinabé, arrivés en France sans papier, et des gens qu&rsquo;ils croisent.</p>
<p>Les nuits dehors. La peur de la police. Les propositions malsaines. Le choc culturel. Et des images d&rsquo;une violence inouïe de CRS virant des familles maliennes qui occupaient une place pour réclamer des papiers (images Mediapart).</p>
<p>Le film est d&rsquo;ailleurs diffusé en France sans ces images, très choquantes pour les Français comme pour les Africains de l&rsquo;assistance. Exigence du producteur. &laquo;&nbsp;Je comprends aussi, souligne la réalisatrice. Si des familles venaient occuper la place de la Nation, ici, à Ouagadougou, c&rsquo;est sûr que le gouvernement ferait quelque chose.&nbsp;&raquo;</p>
<h3><strong>La honte du retour</strong></h3>
<p>Dans ces conditions, les émigrés se demandent pourquoi ils sont partis. &laquo;&nbsp;Chez moi, j&rsquo;avais un toit et à manger tous les jours! Jamais je n&rsquo;ai vécu ça&nbsp;&raquo;, explique Shabat, face à la caméra. Ils n&rsquo;ont qu&rsquo;une seule envie : rentrer au pays.</p>
<p>Dans la salle, les réactions des Burkinabés et des autres spectateurs Africains étaient particulièrement vives, sans doute parce qu&rsquo;ils découvrent le sort de leurs compatriotes, tandis que la plupart des Occidentaux festivaliers (donc intéressés par l&rsquo;Afrique) le connaissent déjà. &laquo;&nbsp;Mais non, reviens, on va t&rsquo;accueillir!&nbsp;&raquo;, lance un jeune homme à une jeune fille du documentaire qui dit &laquo;&nbsp;Je ne peux pas rentrer, non, je suis déjà allée trop loin et ce serait la honte, pour ma famille et pour moi&nbsp;&raquo; alors qu&rsquo;elle a été exploitée sexuellement par un Marocain en échange d&rsquo;un logement, et jetée à la rue par sa propre sœur.</p>
<p><a href="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/03/YAMEOGO_Eleonore_2011_Paris_Mon_Paradis_0.png" rel="lightbox[13607]" title="YAMEOGO_Eleonore_2011_Paris_Mon_Paradis_0"><img class="alignright size-medium wp-image-13608" title="YAMEOGO_Eleonore_2011_Paris_Mon_Paradis_0" src="http://toukimontreal.com/actualites/wp-content/uploads/2011/03/YAMEOGO_Eleonore_2011_Paris_Mon_Paradis_0-213x300.png" alt="" width="213" height="300" /></a>Cette honte, tous l&rsquo;évoquent. Ils n&rsquo;osent pas parler de leur galère à la famille restée sur place, qui compte sur l&rsquo;argent qu&rsquo;ils parviennent malgré tout à envoyer pour se soigner, aller à l&rsquo;école, se marier. Cet argent et les cadeaux qu&rsquo;ils ramènent lors de leurs rares retours entretiennent le mythe. Mais revenir les mains vides, rentrer après un échec, &laquo;&nbsp;c&rsquo;est la honte&nbsp;&raquo;, disent-ils tous. Pour eux, pour leur famille. Ceux qui reviennent sans rien sont mis à l&rsquo;écart.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Cette honte, c&rsquo;est une réalité. Je ne sais pas quand elle prendra fin. J&rsquo;aimerais faire comprendre ce que vivent ceux qui sont partis&nbsp;&raquo;, souligne Éléonore Yaméogo. &laquo;&nbsp;Pour eux, les choses se compliquent de plus en plus, mais l&rsquo;information ne parvient pas au pays. C&rsquo;est de plus en plus dur.&nbsp;&raquo;</p>
<p><em>Paris, mon paradis</em> est né après trois ans de gestation. Il a été tourné dans des conditions assez difficiles &laquo;&nbsp;parce que dans les quartiers où vivent les Africains, il y a beaucoup de petits deals et les gens m&rsquo;ont parfois retiré ma caméra. Il m&rsquo;a fallu négocier pour la récupérer, expliquer ce que je faisais&nbsp;&raquo;. Cependant, il n&rsquo;a pas été trop dur de convaincre les personnes interrogées par la réalisatrice africaine de témoigner à visage découvert. &laquo;&nbsp;Ils ont bien compris ma logique&nbsp;&raquo;, souligne-t-elle.</p>
<p>Le film est d&rsquo;ores et déjà diffusé en France, mais sera-t-il vu en Afrique, en dehors du Fespaco? &laquo;&nbsp;Oui, je suis en train de négocier pour le faire diffuser dans des cinémas mobiles, ici et dans la sous-région. Ce film, je l&rsquo;ai fait pour les jeunes Africains&nbsp;&raquo;, précise Éléonore Yaméogo.</p>
<p>En tout cas, jeudi au Fespaco, ce film a fait réagir. Il a été fait par une Africaine. Ce sont des images, plus que de simples témoignages de gens qui sont partis. Elles marqueront ceux qui les verront. &laquo;&nbsp;Je ne dis pas qu&rsquo;il ne faut pas partir, non, précise Éléonore Yaméogo, mais je dis qu&rsquo;il faut très très bien préparer son voyage, et savoir à quoi s&rsquo;attendre.&nbsp;&raquo;</p>

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